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ⓘ Automobile



                                               

BMW

BMW, est un constructeur allemand dautomobiles haut-de-gamme, sportives et luxueuses et de motos, après avoir été un grand constructeur de moteurs davions. Lentreprise a été fondée en 1916 par Gustav Otto et Karl Friedrich Rapp. BMW fait partie du Groupe BMW avec Mini et Rolls-Royce. Le siège social et le musée de BMW sont situés à Munich en Bavière en Allemagne. En 2018, BMW a vendu 2 125 026 véhicules automobiles et 123 495 deux-roues BMW Motorrad.

                                               

Audi

Audi AG est une charrette automobile dautomobiles, sportives et de luxe allemand, filiale du groupe Volkswagen appelé VAG qui détient la marque à 99.55 %. Le siège social se situe à Ingolstadt en Bavière. Implanté dans 55 pays du monde, Audi est présent sur la plupart des segments du marché des véhicules particuliers, y compris sur celui des sportives de prestiges grâce à ses deux filiales que sont Lamborghini et Audi Sport. En 2012, l’entreprise a vendu 1 524 635 véhicules, un record depuis sa création en 1909, et se classe parmi les constructeurs les plus rentables. Le nom "Audi" est un ...

                                               

Kia Motors

Kia est le nom dun constructeur automobile sud-coréen, créé en 1944, ayant des usines en Corée du Sud, aux États-Unis, en Chine et en Slovaquie.

                                               

Chevrolet

Chevrolet, surnommée "Chevy", est une marque d’automobile américaine qui est devenue une division de la compagnie américaine General Motors en mai 1918. Avec 4.95 millions de véhicules vendus à travers le monde en 2012, Chevrolet occupa le quatrième rang mondial parmi les marques automobiles derrière Volkswagen, Ford et le japonais Toyota. Elle se retire du marché européen à la fin de lannée 2015 au profit dOpel, une ancienne division du groupe General Motors racheté en 2017 par PSA.

                                               

Nissan

Nissan Motor Company, Limited, Nissan est un constructeur automobile japonais né sous le nom de Datsun. Son siège social est à Yokohama depuis 2010. Il est lié au constructeur français Renault depuis 1999 à travers lAlliance Renault-Nissan qui est au premier semestre 2017, le premier groupe automobile mondial. Depuis 2012, le groupe Nissan détient 15 % du capital du groupe Renault. Inversement, le groupe Renault détient 43.4 % du capital du groupe Nissan.

                                               

Lexus

Lexus est un constructeur automobile de luxe, créé en 1989 par le groupe japonais Toyota. Cest la division haut de gamme de Toyota, dont le siège mondial est situé à Aichi, au Japon et possède des quartiers généraux à Bruxelles en Belgique et à Torrance en Californie. Les modèles composant la gamme Lexus sont, selon les pays, des modèles issus de la gamme japonaise de Toyota ou des modèles de conception propre à Lexus. L’Europe a toujours eu des modèles conçus par Lexus. Lexus mise avant tout sur une qualité de finition irréprochable. La marque Lexus est vendue en Europe, Océanie, Asie, Af ...

Automobile
                                     

ⓘ Automobile

Le terme populaire automobile désigne un véhicule à roues, motorisé et destiné au transport terrestre de personnes et de biens. Labréviation populaire "voiture" est assez courante, bien que ce terme désigne de nombreux types de véhicules qui ne sont pas tous motorisés.

Lindustrie automobile est, par métonymie, un secteur économique important pour les pays possédant des constructeurs.

                                     

1. Description

Lautomobile est un moyen de transport privé parmi les plus répandus. Sa capacité est généralement de deux à cinq personnes, mais peut varier de une à neuf places.

Lusage limite lemploi du terme automobile aux véhicules possédant quatre roues, ou plus rarement trois ou six roues, de dimensions inférieures à celle des autobus et des camions, mais englobe parfois les camionnettes. Bien quétant des "véhicules automobiles", les motocyclettes ne sont pas habituellement classées dans cette catégorie.

                                     

2. Étymologie et vocabulaire

Étymologie

Le terme "automobile" est à lorigine un adjectif issu de la concaténation du préfixe grec αὐτός soi-même et du suffixe latin mobilis mobile. Il a été créé pour désigner les voitures automobiles lors de linvention des premières "voitures sans chevaux", qui étaient munies dun moteur avec source dénergie embarquée. Le terme permettait de faire la distinction davec les autres voitures ordinaires alors tractées, notamment diligences, calèches, carrioles, chariots. Ces autres voitures étaient mues par des animaux de trait. De nos jours le rapport sest inversé, et la plupart des voitures sont devenues automobiles.

                                     

3. Technique

Le principe de lautomobile consiste à placer sur un châssis roulant un groupe motopropulseur et tous les accessoires nécessaires à son fonctionnement. Ces éléments sont contrôlés par le conducteur via des commandes, le plus souvent sous la forme dun volant de direction et de pédales commandant laccélération, le freinage et souvent lembrayage.

Un châssis ou une carrosserie autoporteuse supporte et réunit tous les composants de lautomobile. Le châssis est monté sur quatre roues, dont deux sont directrices ou plus rarement les quatre, permettant sa mobilité. Des suspensions réalisent quant à elles une liaison élastique entre le châssis et les roues. Une carrosserie, en partie vitrée, constituant un habitacle fermé muni de sièges, permet le transport de personnes assises, par tout temps tandis que les cabriolets reçoivent une capote ou un toit escamotable.

Les automobiles sont généralement propulsées par un moteur à combustion interne, mais un ou plusieurs moteurs électriques peuvent également fonctionner de concert avec le moteur thermique, voire le remplacer. La puissance mécanique fournie par le moteur est transmise aux roues par lintermédiaire des organes de transmission dont une boîte de vitesses. Un réservoir permet le stockage du carburant nécessaire au fonctionnement du moteur thermique, tandis quune batterie, rechargée par un alternateur entrainé par le moteur, alimente en électricité tous les organes et accessoires le nécessitant.

Les instruments de contrôle et les commandes tels que le volant, les pédales, lindicateur de vitesse ou le tachymètre, permettent la conduite de lautomobile. Enfin, les éléments de confort et de sécurité sont des accessoires en nombre toujours croissant.



                                     

4.1. Histoire Évolutions techniques

Le premier véhicule automobile fonctionnel a été inventé en 1769 par Nicolas Joseph Cugnot sous le nom de fardier de Cugnot mais il faut attendre la deuxième moitié du XIX e siècle et les progrès liés à la révolution industrielle pour que les véhicules automobiles personnels se développent et prennent finalement leur nom actuel dautomobile. La naissance de lautomobile sest faite par ladaptation dune machine à vapeur sur un châssis autonome mais des problèmes techniques et sociaux ont retardé son développement. Lencombrement de la chaudière, les matériaux inadaptés aux hautes pressions et les châssis supportant mal les vibrations furent les principaux obstacles techniques et la dangerosité perçue et réelle de ces engins sur les routes à lépoque a conduit à des législations contraignantes, comme le Locomotive Act au Royaume-Uni.

Laventure automobile a commencé dans la vallée dAoste Italie, où les premières expériences réussies ont eu lieu en 1864. Ce fut Innocent Manzetti dAoste qui réalisa une voiture à vapeur qui pouvait circuler le long des rues. Les journaux dAoste et de Turin en parlèrent entre 1869 et 1870.

En France, les premières automobiles produites et commercialisées sont à vapeur LObéissante dAmédée Bollée en 1873 et les premiers prototypes utilisant les nouveaux moteurs à explosion moins encombrants au milieu des années 1880 sous limpulsion dun ingénieur français Édouard Delamare-Deboutteville et dun ingénieur allemand Gottlieb Daimler. En 1881, Charles Jeantaud sort sa première voiture automobile électrique, équipée de batteries Faure ou accumulateurs, la Tilbury.

Très rapidement ce genre de prototypes a connu le succès grâce à dautres réalisateurs et conduit à ce quen 1895 environ 350 automobiles circulaient sur le territoire français, contre 75 en Allemagne, et seulement 80 aux États-Unis. En 1900 la France est le premier producteur mondial d’automobiles avec près de 50 % de la production. Cétait une époque où on ne parlait pas vraiment de fabricants dautomobiles, mais plutôt de carrossiers car le châssis était acheté séparément.

Le développement des connaissances liées à lélectricité mène à la réalisation des premières voitures électriques: on a donc trois modes de propulsion en concurrence au tournant du XX e siècle. La vapeur est rapidement supplantée et le développement rapide des performances des voitures électriques est stoppé par labsence de progrès notable dans le stockage de lénergie, cest donc le moteur à explosion qui lemporte sur les autres modes de propulsion. Cette époque est celle de la course à la vitesse, et cest dabord la voiture électrique qui sy illustre La Jamais contente est la première à franchir la barre des 100 km/h, en 1899 avant dêtre supplantée par la voiture à moteur à explosion. Cest aussi la période de naissance des premières compétitions automobiles, telle Paris-Rouen en 1894. Lautomobile reste alors un produit de luxe, à lusage contraignant, utilisé sur des infrastructures totalement inadaptées.

Lhistoire de la voiture a fait naître et vivre différents métiers. À ce moment de lhistoire, construire une voiture était une affaire collective dans laquelle carrossiers, mais aussi charrons, serruriers, malletier, selliers-garnisseurs, bourreliers, plaqueurs et peintres étaient impliqués ensemble. Tout était fait sur mesure, des carrosseries qui sadaptaient aux châssis, en passant par les sièges ou les bagages arrimés à larrière pour les premiers voyages.

Deux facteurs vont contribuer à son développement: le revêtement progressif des routes en ville puis en campagne afin de faciliter lusage des bicyclettes et des voitures, et le développement de nouvelles méthodes de production, qui mènent à la première voiture de grande série, la Ford T. Celle-ci pose définitivement lempreinte de lautomobile sur la société du XX e siècle. Les innovations se succèdent ensuite, mais sans changement fondamental conceptuel. Les grandes lignes de lautomobile de série actuelle sont tracées par Lancia en 1922 avec la Lambda à carrosserie autoporteuse et suspension avant indépendante, Chrysler en 1934 avec la Airflow qui introduit laérodynamique dans lautomobile de série, Citroen et le développement de la Traction Avant à partir de 1934, puis lintroduction des freins à disque sur la DS en 1955, ou encore par Porsche et la boîte de vitesses à synchroniseurs coniques de la 356.

                                     

5. Évolution des relations des individus à lautomobile

Lautomobile a connu dans tous les pays une longue période dengouement ; le temps moyen passé au volant a connu une forte croissance avec aux États-Unis un driving boom ; de 1970 à 2004, la distance parcourue au volant par un Américain moyen a presque doublé + 85 %, passant de 8 700 à 16 100 km/an. Ensuite cette tendance sest stabilisée jusquen 2011 et une légère diminution en 2012 1 000 km/an en moins par conducteur. Sur cette base, un scénario prospectif dit "Ongoing Decline" a postulé en 2013 que par imitation de la jeune génération actuelle, le déclin de lappétence pour lautomobile pourrait se poursuivre. Dans plusieurs pays, le désir de posséder une voiture ou un permis de conduire semble satténuer, dans les zones urbaines notamment. Ce mouvement est le plus marqué chez la génération Y: les 16-34 ans prennent moins le volant ; -23 % de 2001 à 2009 du nombre de km/an parcourus.

En occident, le rythme le plus rapide de croissance du marché a été lié à lengouement pour la voiture des "années folles". Il fut ensuite marqué par des crises qui ont plusieurs fois redistribué les cartes industrielles, favorisant les regroupements, et provoqué le retour en grâce des petites automobiles ; lapogée de ce phénomène étant atteinte en Allemagne dans les années 1950 avec les micro-voitures telles lIsetta.

Les Trente Glorieuses ont relancé lessor de tous les secteurs automobiles, traduit par une augmentation du choix, de la production et de laccession à lautomobile, via louverture du recours au crédit dans les années 1960, élan stoppé par le premier choc pétrolier. Celui-ci, conjugué à la hausse de linsécurité routière, aura des conséquences durables sur la relation entre lautomobile et la société, conduisant en particulier à une forte vague de réglementation de la vitesse.

Puis les aspects socioenvironnementaux écologie, sécurité routière sont devenus des enjeux, tant pour la conception des automobiles et des transports à la fin de XX e siècle, que pour les choix des consommateurs, conduisant à des innovations telles que le downsizing, la motorisation hybride lancée sur la Toyota Prius 1997 puis la Honda Insight 1999 et, le retour de la voiture tout électrique Renault Zoé, Tesla tous modèles.

Prospective La voiture et la mobilité motorisée individuelles pourraient encore techniquement évoluer, voire éventuellement à lavenir disparaitre au profit dautres moyens de transport dans une ville ou un "monde sans voitures", avec des effets que certains prospectivistes tentent dimaginer. Par exemple 4 doctorants du Laboratoire d’Urbanisme, École polytechnique fédérale de Lausanne Bahrami Farzaneh, et Skjonsberg Matthew travaillent sur les acteurs ou les prémisses dun possible changement et le devenir potentiel des espaces urbains qui seraient ainsi libérés. Dans les régions densément habitées, certains comportements semblent révéler une désaffection pour la voiture, avec une diminution de ventes, et la baisse du taux de jeunes passant ou souhaitant passer leur permis de conduire.
                                     

6.1. Économie Secteur industriel automobile

Lindustrie automobile prend une place importante dans lindustrie de plusieurs grands pays industrialisés. Elle prend parfois un aspect stratégique compte tenu à la fois de sa proximité historique avec les industries militaires, de limportance quelle peut prendre dans le produit intérieur brut et lemploi de certains pays et de limage que lautomobile peut donner dun pays auprès de lextérieur.

Le secteur de lindustrie automobile est aujourdhui organisé en grands groupes dassembleurs finaux qui utilisent des pièces en provenance dun grand nombre de fournisseurs et de sous-traitants, mais qui maintiennent généralement en interne les activités industrielles les plus lourdes comme la tôlerie ou la production des moteurs.

En 2013, la production globale sélève à 83 millions de voitures particulières, soit 20 % de plus quen 2008.

Les équipementiers, dont le chiffre daffaires est supérieur à 10 milliards deuros, sont Denso, Delphi, Visteon, Valeo, Faurecia, Magna International, Bosch.



                                     

6.2. Économie Principaux producteurs mondiaux

En date de 2012, les principaux producteurs mondiaux dautomobiles, par groupe, en 2010 VP incluent:

  • Honda et Acura: 4 078 376
  • Toyota: 8 381 968
  • General Motors: 6 608 567
  • Alliance Renault-Nissan: 6 133 715
  • Ford Motor Company Ford, Lincoln: 3 123 340
  • Volkswagen AG: 8 576 964
  • PSA Peugeot et Citroen, Opel: 2 554 059
  • BMW Rolls-Royce et Mini: 2 065 216
  • Suzuki: 2 483 721
  • Hyundai Kia Automotive Group Hyundai et Kia: 6 761 074
                                     

6.3. Économie Secteur de vente

La vente dautomobiles représente aussi un important secteur économique. La diffusion de la production automobile est généralement assurée par un réseau dentreprises indépendantes, pour les constructeurs nationaux, ou via un importateur, avec le même type de réseau, pour les autres. Limportateur peut ne pas être une filiale du fabricant. Le réseau est généralement assuré dune exclusivité régionale. Ce schéma classique de distribution a été mis à mal par les règles de libre concurrence sexerçant dans de nombreux pays, et a conduit au développement des mandataires automobiles.

En outre, la consommation automobile représente la part la plus importante du volume des crédits à la consommation, avec, en France en 2001, 37 % du volume de crédit affecté à lachat de voitures neuves, et 66 % si on y ajoute les voitures doccasion.

                                     

7. Sécurité routière

Dès sa naissance, lautomobile a été perçue comme une invention dangereuse. Son évolution, destinée à répondre à la problématique soulevée par la prévention et la sécurité routières telles quelle était perçue au cours des années, a été tortueuse. Hormis la gestion du réseau routier ou du comportement des usagers, les problèmes soulevés sont ceux de la sécurité passive - la protection des occupants en cas daccident de la route - et de la sécurité active - la prévention afin déviter laccident. Historiquement, seul ce dernier aspect a continûment été amélioré ; Lamélioration de la sécurité passive na commencé que dans les années 1970, période de recrudescence des accidents mortels.

                                     

7.1. Sécurité routière Évolution tortueuse

Les premières voitures allaient à la vitesse du cheval mais contrairement à lui, étaient incapables dêtre stoppées rapidement, surtout sur un réseau routier inadapté. La difficulté de leur conduite et la peur de cet engin nouveau ont conduit certains pays à légiférer très strictement en la matière, en imposant aux voitures dêtres précédées dun homme à pied "Locomotive Act" au Royaume-Uni par exemple.

Le changement de perception par le grand public sest produit lorsque lautomobile sest démocratisée. Des années 1920 aux années 1960, la sécurité routière, ou son absence, némeuvent personne. La vitesse est libre hors agglomération et les comportements inciviques banals. En France, lhécatombe a connu un sommet en 1972 avec 16 548 morts cette année-là, qui est marquée par la création de lorganisme interministériel de la sécurité routière. Une baisse significative a été obtenue par la suite grâce à lamélioration des véhicules, à la mise en place des limitations de vitesse, de lobligation de port de la ceinture de sécurité, grâce à lextension des autoroutes et à la réduction de la consommation de psychotropes et notamment lalcool, pour arriver à environ 6 000 tués en France au début des années 2000.

Cette évolution observable dans les pays développés est loin dêtre généralisée. Laugmentation extrêmement rapide du nombre de véhicules en circulation dans les pays en développement ou labsence dintervention pour la sécurité routière dans dautres, conduit à une mortalité routière toujours en hausse à léchelle mondiale, et pourrait devenir une des trois premières causes de mortalité. LOrganisation mondiale de la santé OMS a publié en juin 2009 le premier rapport mondial sur la sécurité routière de 178 pays qui conclut que les accidents de la route font chaque année 1.2 million de morts et 20 à 50 millions de traumatismes non mortels. Plus de 90 % des accidents ont lieu dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, qui comptent moins de la moitié du parc automobile mondial.



                                     

7.2. Sécurité routière Sécurité active

Les évolutions des suspensions, des pneumatiques et lapport de systèmes électroniques de contrôle de stabilité et dautres aides à la conduite ont permis des progrès intéressants en matière de tenue de route des automobiles, favorisant la sécurité routière. Les automobiles dont la tenue de route est considérée comme dangereuse par les journalistes automobiles sont devenues rarissimes, alors que leur fréquence dans les années 1960 était plus significative, entre autres grâce à la quasi-disparition de larchitecture à moteur arrière.

Il semble que les prochaines améliorations en matière de sécurité porteront moins sur la limitation des dégâts causés par les accidents que sur la réduction de leur nombre et de leur impact. En effet, les avancées de lélectronique et les efforts des constructeurs et équipementiers ont donné le jour à des équipements très sophistiqués qui se sont ou devraient progressivement se généraliser sur tous les véhicules. Le plus connu dentre eux est lABS, permettant déviter le blocage des roues lors dun freinage important du véhicule, et qui permet de conserver le contrôle de sa trajectoire. Plus récemment, les constructeurs automobiles tentent de sattaquer au problème primordial du comportement du conducteur, en intégrant des systèmes actifs destinés à pallier les défaillances de celui-ci, soit en le sollicitant directement systèmes détectant le niveau de vigilance du conducteur, soit en le remplaçant par exemple via des systèmes anti-collision pouvant freiner sans lintervention du conducteur ou des voitures complètement autonomes.

Les systèmes proposés par Mobileye composés d’une caméra intelligente et d’un écran LED posé sur le tableau de bord proposent plusieurs types d’alertes sonores et visuelles en temps réel d’aide à la conduite.

  • Alerte de Franchissement de Ligne AFL, aussi appelée Alerte de franchissement involontaire de ligne AFIL
  • Fonction de Contrôle des Phares Intelligents CPI
  • Alerte de Distance de Sécurité ADS
  • Fonction d’Indication de Limitation de Vitesse ILV
  • Alerte de Collision Frontale ACF
  • Alerte de Collision Piéton et cycliste ACP
                                     

7.3. Sécurité routière Sécurité passive

Les systèmes de sécurité actifs ou passifs précédemment décrits contribuent à produire des voitures plus sûres. Lefficacité de ces systèmes est testée et mesurée lors dessais de choc ou crash tests par des organismes internationaux comme lEuroNCAP pour la communauté européenne. Une voiture sûre pour ses passagers constitue désormais un argument de vente pour les constructeurs automobiles qui font de gros efforts sur la question.

De véritables progrès ont été faits depuis quelques années, notamment en ce qui concerne les "airbags" coussins gonflables de sécurité ou les ceintures à prétensionneurs évitant un choc violent du conducteur sur le volant. Sur les cabriolets, des arceaux situés derrière les sièges remontent très rapidement lorsque le calculateur estime quil y a un risque de retournement. Les constructeurs automobiles travaillent également sur des systèmes encore plus performants. Un important progrès dans ce domaine réside dans le fait que le nombre de coussins gonflables est passé de deux à huit en quelques années. Désormais plus aucune voiture ne sort sans en être équipée.

Si les passagers sont de mieux en mieux protégés, ce nétait en revanche pas forcément le cas des piétons. Les nouvelles normes de sécurité prennent en compte les dommages portés à ceux-ci lors dun choc frontal. Ces changements ont amené les constructeurs à développer des capots et des boucliers avant capables dabsorber une partie de lénergie du choc afin de limiter les dégâts infligés aux piétons. Certains véhicules sont ainsi équipés de déclencheurs pyrotechniques qui soulèvent de quelques centimètres le capot lors dun accident, pouvant éviter ou limiter le choc dun piéton avec le bloc moteur.

                                     

7.4. Sécurité routière Facteurs dinsécurité des automobiles

Le rapport entre lautomobile et la sécurité routière ne consiste pas seulement à évaluer la sécurité du véhicule considéré seul, mais aussi à étudier linteraction entre les véhicules et les accidents. De ce point de vue, les 4x4, SUV, camionnettes et monospaces sont fréquemment critiqués en raison de lobstruction du champ visuel des autres conducteurs quils causent. Mais cest surtout leur dangerosité en cas de collision avec une automobile légère ou un usager vulnérable qui leur est reprochée.

Lors dune collision entre deux véhicules, ceux-ci doivent dissiper la totalité de leur énergie cinétique, sous forme dénergie mécanique déformation des véhicules ou cinétique rebond possible dun des véhicules. Lénergie cinétique étant proportionnelle à la masse, ces véhicules lourds provoquent des dégâts bien supérieurs à ceux dun véhicule plus léger à vitesse égale. La dangerosité de ce type de véhicule pour les usagers vulnérables, en particulier les piétons, est liée à deux aspects: dune part leur comportement routier inférieur capacité dévitement inférieure, distances de freinage plus longues augmente le risque de collision avec un piéton dans les zones urbaines où la vitesse est inférieure à 60 km/h, et dautre part la conception de ces véhicules est plus dangereuse pour les piétons lors daccidents dans des zones où la vitesse est inférieure à 60 km/h.

Ce problème avéré de conception est mis en évidence par les tests EuroNCAP de choc avec un piéton, et parfois accentué par un accessoire à lutilité discutable, le pare-buffle. Les propriétaires de ces voitures sont donc considérés par certains comme mettant en danger la vie dautrui, et faisant le choix de leur sécurité propre au détriment de la sécurité des autres usagers de la route, idée contredite par certaines statistiques daccidents. À lopposé, les défenseurs de ce genre de véhicule font valoir quune moyenne de comportement ne condamne pas lensemble des conducteurs. On ne peut juger un individu coupable par défaut, surtout de rouler dans un véhicule homologué. Sil y a une insuffisance, elle serait alors à chercher dans les objectifs que se fixent les administrations dont le rôle est dassurer la sécurité de la population.

                                     

8. Environnement

La généralisation de lautomobile à léchelle planétaire depuis la fin du siècle dernier pose des problèmes quant au réchauffement climatique, à la pollution, à la sécurité et à la santé des personnes et en particulier des plus faibles, à lutilisation des ressources naturelles et en particulier à lépuisement des réserves de pétrole.

Limpact sur lenvironnement saccroît avec laugmentation du poids de lautomobile. En effet un véhicule lourd a un besoin en énergie plus important quun petit. Laérodynamisme du véhicule devient prépondérant lorsque la vitesse augmente, les véhicules à surface frontale élevée sont alors défavorisés.

La recherche daméliorations sur les moteurs est guidée par deux objectifs contradictoires: les pouvoirs publics imposent des normes environnementales de plus en plus sévères, qui vont à lencontre de la diminution de la consommation. Par exemple, les obstacles à léchappement pot catalytique, filtre à particules entraînent une augmentation de la consommation. Depuis la prise de conscience publique de limpact environnemental des automobiles, le niveau de compromis est passé progressivement dune forte volonté de réduire les polluants locaux, sources directes de maladies et de décès, durant les années 1970 à 1990, à une réglementation axée aujourdhui vers une diminution des émissions de CO 2. Laspect des polluants locaux est traité à léchelle européenne par les normes successives démissions normes dites "Euro" 1 à 6, tandis que laspect des émissions de CO 2 est pour linstant traité par lintermédiaire des objectifs globaux des constructeurs, ou via des législations fiscales nationales.

                                     

8.1. Environnement Fabrication, maintenance, recyclage

Au cours de sa fabrication, de sa maintenance et de son recyclage, lautomobile, comme de nombreux autres produits manufacturés, génère de la pollution, contribue à la raréfaction des ressources non renouvelables et consomme de lénergie, dite énergie grise.

Autour de lautomobile, il faut prendre en compte linfrastructure et la logistique nécessaire pour la fabrication, le transport, la maintenance, la réparation, le recyclage, la publicité ou lorganisation de salons automobiles ou dans un autre registre, pour soigner les blessés lors des accidents ou pour le contrôle policier des automobilistes lors de leurs déplacements. Cela comprend notamment, la fabrication et lentretien dusines, de garages, de stations-service, de stations de lavage, dateliers de réparation automobiles, de machines, doutils, de pièces de rechange, de produits dentretien ou de nettoyage, et du transport pour acheminer ces différents éléments du lieu dextraction des matières premières tout au long de la chaîne de valeur jusquau lieu de vente du produit fini. La production de ces différents produits et services nécessite à son tour dautres consommations intermédiaires.

                                     

8.2. Environnement Pollution de lair

Limpact environnemental le plus connu est la pollution atmosphérique due aux gaz déchappements, qui cause des maladies respiratoires et contribue au réchauffement de la planète. Avec les appareils de chauffage domestique, lautomobile est devenue le principal responsable de la pollution urbaine et du smog, situation chronique dans la plupart des grandes villes surtout en période anticyclonique. Selon lAgence française de sécurité sanitaire de lenvironnement et du travail AFSSET, la pollution atmosphérique, liée pour près dun tiers aux rejets polluants des voitures, serait responsable chaque année du décès de 6 500 à 9 500 personnes en France.

Par ailleurs, une étude européenne de 2005 estime que les particules en suspension, produites notamment par les véhicules diesel et par dautres secteurs économiques, ont causé 42 090 décès prématurés en 2000 en France.

Les principaux rejets des pots déchappement automobiles sont:

  • Du benzène. Les transports routiers en général sont de loin les plus gros émetteurs de benzène, et on a constaté en Europe un lien direct entre la baisse de la teneur maximale en benzène dans les carburants divisée par deux en 2000 et une baisse de la concentration de fond de benzène dans latmosphère.
  • Du plomb. Dans les pays et régions où ladjonction de plomb dans lessence nest pas interdite, une large proportion entre 65 et 99 % des enfants vivant des zones à risque, et environ 50 % même parmi ceux moins exposés seraient intoxiqués au plomb de manière chronique. Lintroduction de lessence sans plomb dans les pays développés sest en effet rapidement traduite par une diminution environ de moitié de la plombémie chez les adultes citadins, pourtant moins sensibles à labsorption de plomb que les enfants.
  • Le dioxyde de soufre SO 2. Dans les pays où le taux de soufre des carburants est peu ou pas limité, cest un des principaux responsables des pluies acides.
  • Les oxydes dazote NO x. Chez lhomme, ce gaz irritant diminue les défense immunitaires et altère les fonctions pulmonaires. Il est le précurseur à la formation dozone dans les basses couches de latmosphère, par sa décomposition en présence du rayonnement solaire. Lozone est un gaz irritant, et toxique à forte concentration.
  • Les hydrocarbures imbrûlés HC. Chez lhumain, ils provoquent des affections des voies respiratoires et des allergies. Ils sont les autres précurseurs à la formation de lozone.
  • Le dioxyde de carbone CO 2 qui contribue à leffet de serre, au réchauffement planétaire et à une modification du climat, mais nest pas un polluant au sens dun gaz toxique ou irritant.
  • Les particules en suspension, liées à la combustion dans les moteurs Diesel. Les particules de suie, par exemple, accroissent les risques de maladie respiratoire et de cancer selon des études épidémiologiques. En 2013, le Centre international de recherche sur le cancer CIRC classe les particules fines émises par les véhicules Diesel comme un cancérigène certain pour l’homme.
  • Le monoxyde de carbone CO. Il provoque migraines, vertiges, troubles de la vision et diminue loxygénation du sang. À forte concentration, il est mortel, doù le danger de laisser tourner un moteur au ralenti dans un garage clos. Il est rapidement dilué puis dégradé en CO 2 dans latmosphère.

Ces rejets sont soumis à réglementations dans différents pays, par exemple les normes européennes démission pour lUnion européenne. Ces normes sont attachées à des cycles de conduite normalisés, comme le nouveau cycle européen de conduite ou ses homologues américains censés représenter un comportement routier typique. Les seuils adoptés par ces réglementations baissent régulièrement au cours des années.

Pour un modèle donné, une voiture à essence consomme un plus grand volume de carburant quune fonctionnant au Diesel car lessence a une énergie volumique plus faible que le gazole. Mais aussi, le rendement thermodynamique dun moteur essence est inférieur.

                                     

8.3. Environnement Autres impacts environnementaux

Lautomobile a dautres effets négatifs sur lenvironnement:

  • les impacts directs des routes sur lenvironnement, dont la consommation despaces forestiers, agricoles, naturels, urbains ;
  • la modification locale du microclimat au-dessus et en bordure des routes ;
  • la destruction des habitats par les opérations de terrassement, dextraction de matériaux bitume;
  • la libération de produits toxiques dans lenvironnement lors des abandons de véhicules fuites dhuile moteur, problème des batteries en particulier, ou lors dincendies ;
  • lérosion des pistes, qui se traduit par lempoussièrement de lenvironnement proche, une augmentation de la turbidité des eaux de ruissellement ;
  • la pollution lumineuse, induite par léclairage des routes et celui des véhicules ;
  • la pollution sonore ;
  • le non-recyclage dune part non négligeable des véhicules pneus en particulier, même ceux mis à la casse légalement.
  • la mortalité animale, la fragmentation écologique des habitats naturels ;

La massification de lautomobile dans les sociétés occidentales au cours du XX e siècle a eu des conséquences sociales nombreuses et profondes. Elle a contribué notamment au développement des banlieues puis de la périurbanisation, et au succès du modèle de la grande distribution. Les automobiles ont nécessité une adaptation et un développement considérable du réseau routier.

                                     

9.1. Controverses Critiques

Les infrastructures routières nécessitent dimportants investissements, et dépenses de fonctionnement. Elles fragmentent les paysages, morcellent les forêts, dénaturent le territoire et endommagent les écosystèmes et la santé. Selon les "détracteurs" de lautomobile comme les partisans du mouvement international Carfree, cet argent, investi dans des moyens de transports alternatifs ou plus communautaires permettrait un service de transport plus efficace, plus soutenable et durable et moins émetteur de gaz à effet de serre. Pour certains, lautomobile renforce certaines inégalités sociales: les personnes pauvres et vulnérables ont moins daccès à certains services tout en étant plus directement exposées aux nuisances de lautomobile et routières.

Lautomobile génère ainsi en amont et en aval de son usage des coûts cachés externalités, environnementales notamment estimés par luniversité technique de Dresde en 2012 à 373 milliards deuros par an pour lEurope UE-27, pour les coûts évaluables. Chaque voiture immatriculée génère ainsi en moyenne 1 600 euros de coûts sociaux et environnementaux impayés soit au total environ 3 % du PIB européen. La plupart des scénarios de prospective envisagent une augmentation des transports à horizon 2050, éventuellement au profit dalternatives dont "décarbonées" à la voiture dans les zones urbaines et périurbaines, selon les choix individuels et collectifs qui seront faits.

                                     

9.2. Controverses Défense

Si lautomobile est critiquée, pour dautres elle est au contraire un formidable objet technologique qui évolue en permanence et est de moins en moins polluant. Elle est indispensable à de nombreuses personnes pour travailler et se déplacer ; lindustrie automobile, dans laquelle lEurope et la France continuent doccuper une place importante au niveau mondial, fournit directement ou indirectement un emploi à des millions de personnes. Enfin, conduire et avoir une voiture peut être un plaisir et doit pour certains rester une liberté qui, pour limmense majorité des automobilistes, qui sont aussi des piétons ou des utilisateurs dautres modes de transport, sexerce dans le respect dautrui.

La liberté de déplacement en horaire et en itinéraire quoctroie la voiture personnelle la rend en effet plus souple que les transports collectifs. Au demeurant, ceux-ci ne peuvent répondre à tous les besoins, notamment dans les endroits éloignés des centres urbains, ou pour tout transport de charges ne serait-ce que modérément lourdes ou volumineuses.

Une autre approche, tenant compte de certains reproches formulées à lencontre de la voiture personnelle, est en développement depuis le début des années 1990. Face au constat quen ville, une automobile ne transporte en moyenne quune à deux personnes, et que dautre part une voiture personnelle est limmense majorité du temps à larrêt, on a vu se développer les solutions du covoiturage, de lautopartage, ou plus simplement de la location de voiture, qui toutes optimisent lusage dun véhicule donné.

Face à ces controverses, mais aussi face à la pression financière ou légale exercée par les États, des associations de défense de lautomobile et des automobilistes sont nées, quelles soient historiques ou récentes. Les plus importantes historiquement sont les Automobile Club, nés autour de 1900, dont lAutomobile Club de lOuest, lAutomobile Club, ou lADAC, qui, avec 15 millions de membres, est sans doute le plus important à léchelle mondiale. Leur travail concerne aussi bien la défense politique que pratique, la promotion du sport automobile ou lassistance routière, tout particulièrement pour lADAC ou le Touring Club Suisse. Plus récemment, en France, face à laugmentation régulière du nombre de radars automatiques, des associations plus revendicatives sont apparues, comme 40 millions dautomobilistes.

                                     

10. Compétitions automobiles

La première course automobile est créée en 1894, reliant Paris à Rouen distance de 130 km. Ces compétitions se multiplient et lon voit émerger divers types dépreuves mettant en oeuvre des véhicules très différents.

Certaines de ces compétitions voient saffronter des modèles standard commercialisés à grande échelle, mais plus ou moins lourdement modifiés, par exemple les rallyes ou le supertourisme, alors que dautres mettent en scène des véhicules spécialement conçus pour la course, comme la Formule 1, ou les Sport-prototypes qui participent aux 24 Heures du Mans. Le succès dans ces sports dépend tout autant du véhicule et de léquipe qui le prépare que du pilote. Certaines catégories couronnent dailleurs à la fois le meilleur pilote et le meilleur constructeur ou la meilleure écurie.

La compétition automobile peut être extrêmement physique accélération centrifuge en courbe, en phases daccélération et aux freinages, en F1, il nest pas rare de dépasser les 4 g. Un pilote peut perdre jusquà cinq kilos lors dun Grand Prix ou dune course dendurance déshydratation.

Les confrontations entre constructeurs ou contre la montre sont aussi les deux moyens permettant linnovation et le développement technologique. Cest notamment pour tester la fiabilité des moteurs thermiques quont été créés les premiers rallyes au début du XX e siècle. Cest dans cette même optique quen 2014 est lancé un championnat de formule électrique ou que sont construits des démonstrateurs de technologies tels que la Venturi VBB 2.5 véhicule le plus rapide du monde, flashé à 495 km/h par la Fédération internationale de lautomobile FIA en 2010.

Lorganisation du sport automobile est chapeautée par la Fédération internationale de lautomobile, qui collabore avec des fédérations sportives nationales, dont la Fédération française du sport automobile, qui compte 70 000 licenciés. Il existe une variété de compétitions amateur et professionnelles, du karting aux formules monoplaces, ou du slalom au rallye, en passant par la course de côte, ainsi que des filières permettant la progression compétitive des jeunes pilotes.

                                     

11.1. Pratique Entretien, réparation, accessoires

Lentretien et la réparation des automobiles occupe une part importante dans le nombre demplois, mais surtout dans le nombre dentreprises, liées à la filière de lautomobile. Ce sont lensemble des concessionnaires, garages, réseaux de vente de pièces détachées et daccessoires centres auto ou démolisseurs, pour la plupart des PME. Cest aussi, sur la durée de vie dun véhicule, un coût financier non négligeable. Enfin, lorsquune réparation nest plus possible ou souhaitée, on trouve dans cette filière les professionnels du recyclage des véhicules en fin de vie. Les réseaux dentretien et de ventes daccessoires sont aussi associés au phénomène du tuning, qui a eu pour effet de donner naissance à des rassemblements durant lesquels les voitures concourent pour leur technique ou leur aspect esthétique.

                                     

11.2. Pratique Contrôle technique

Dans le cadre de la sécurité routière, de nombreux pays ont estimé nécessaire dintroduire un contrôle technique des véhicules automobiles, afin daméliorer létat du parc roulant et à en faire sortir les véhicules dangereux ou trop polluants. Un premier contrôle est effectué après 3 ou 4 ans, puis tous les ans ou tous les 2 ans selon les pays. Le coût du contrôle est très variable ; au Japon par exemple, son coût dau minimum 70 000 ¥, soit 600 €, incite les usagers à se débarrasser de leur véhicule avant léchéance.

                                     

11.3. Pratique Apprentissage de la conduite

Dès ses débuts, lautomobile a posé un problème de cohabitation avec les autres usagers des rues et des routes. Aussi dès la fin du XIX e siècle, les responsables de la sécurité ont commencé à réglementer son usage, dabord par des permis de conduire, puis par le Code de la route, apparu en France en 1921. Aujourdhui, un permis de conduire est requis dans pratiquement tous les pays du monde, mais son obtention, et lapprentissage de la conduite en général peuvent prendre des formes très différentes. Un âge minimal est requis, souvent celui de la majorité, donc compris entre 16 et 21 ans, pour conduire seul une automobile. Lapprentissage est généralement effectué dans une auto-école, mais il reste, en France, légalement possible dapprendre la conduite sans passer par ce type dorganismes. En France un nouveau permis de conduire sera délivré à partir de lundi 16 septembre 2013, ce nouveau permis doté d’une carte à puce électronique et d’une bande MRZ est ultra-sécurisé et quasiment infalsifiable. Les statistiques de la sécurité routière ayant montré la prépondérance des jeunes conducteurs parmi les accidentés de la route, des mesures spécifiques pour les premières années après lobtention du permis sont prises dans beaucoup de pays: identification visible des jeunes conducteurs, limitations de vitesses abaissées pour eux, ou encore limitation du rapport poids-puissance des véhicules cas de lItalie.

                                     

11.4. Pratique Formation aux métiers de lautomobile

En raison de son importance économique, le secteur de lautomobile, comprenant aussi bien la production que lentretien, est un très gros employeur. Le seul secteur de la conception et de la production emploie environ 1.9 million de personnes en lEurope des quinze, et 1.1 million aux États-Unis, soit jusquà plus de 10 % de la population active dans le cas de lAllemagne.

En 2012, lindustrie automobile en France emploie directement 583 000 personnes et 2.351 millions au sens large, ce qui comprend les emplois dans lindustrie, dans lusage de lautomobile et les transports transport routier de marchandises et de voyageurs, construction et entretien des routes., soit environ 9 % de la population active. Cette importance économique nécessite une filière de formation adaptée.

En France, celle-ci part du CAP pour aller jusquaux écoles dingénieurs généralistes telles que les Écoles centrales, ou spécialisées comme lESTACA, lÉcole nationale supérieure du pétrole et des moteurs ou lISAT, en passant par des BEP, baccalauréats professionnels et des BTS dont celui de daprès-vente automobile.

                                     

12.1. Médias et rencontres Principaux salons automobiles

Reflets dun secteur économique, les salons sont pour ses entreprises loccasion de rivaliser en grandeur, innovations, etc. Dans le cas de lautomobile, cela se traduit entre autres par la production de concept-cars. Les principaux salons sont:

  • le Mondial Paris Motor Show ;
  • le salon international de lautomobile de Genève ;
  • le salon de lautomobile de Tokyo.
  • le salon international de lautomobile dAmérique du Nord, à Détroit ;
  • le salon de lautomobile de Francfort ;
                                     

12.2. Médias et rencontres Presse

En France il existe de nombreux magazines automobiles, aussi bien destinés aux professionnels quau grand public. Une partie des journalistes spécialisés sont regroupés au sein de lassociation française de la presse automobile AFPA. Les magazines automobiles francophones généralistes hors de France sont beaucoup plus rares. Ce secteur se distingue outre ses journaux dactualité, par un grand nombre de magazines consacrés aux véhicules de collection en général, on bien à un type de véhicule précis spécialité du groupe Michel Hommell, et enfin par un large choix de magazines de tuning. Les plus lus sont Auto Moto, LAutomobile Magazine et Auto Plus.

Parmi les principaux magazines dactualités, on retrouve:

  • Le Guide de lauto Québec
  • Auto Moto
  • Auto Plus
  • Le Moniteur automobile Belgique
  • LAutomobile Magazine
  • Revue automobile Suisse
  • LArgus
  • LAuto-Journal
  • Question Auto
  • Le Journal de lautomobile destiné aux constructeurs et aux équipementiers du secteur automobile

Et parmi les magazines spécialisés:

  • Rétroviseur
  • Gazoline
  • Sport Auto
  • Rallye magazine
  • Option Auto
  • Auto-Rétro
  • Échappement
  • Automobiles Classiques
  • Auto Hebdo essais et résultats sportifs

Parmi les principaux sites internet, on retrouve:

  • Turbo émission de télévision
  • La Revue Automobile France
  • Caradisiac
                                     

12.3. Médias et rencontres Publicité de lautomobile

Le rôle de la publicité est de présenter un produit sous un angle le plus positif possible, en faisant abstraction des défauts ou en déformant la réalité pour qu’il soit vendu le plus possible auprès des consommateurs, et il en va ainsi de tous les produits de consommation. Dans le cas des publicités pour les automobiles, il y a grand écart entre l’image qui est présentée et la réalité, car l’élément récurrent pour promouvoir lautomobile, outre le modèle en lui-même, concerne les sentiments de liberté et dindépendance que pourrait procurer lautomobile. Pour créer ces impressions auprès des consommateurs, les publicitaires mettent en avant dans les publicités télévisées, les magazines, les journaux, lautomobile dans un contexte idéal, où lautomobile et ses occupants est quasi systématiquement seule sur les routes, pour éviter certes de montrer d’autres marques, mais aussi dans un contexte où il ny a aucun obstacle à son parcours, où il ny a jamais dembouteillage, de feu de circulation, de panneau de stop, de panneau de cédez-le-passage, de radar de contrôle routier, ou daccident de la route notamment. Dans les publicités télévisées, une automobile s’arrête pour ainsi dire uniquement pour mettre en avant les performances de freinage. Lautomobile évolue également souvent dans un environnement verdoyant ou en osmose avec la nature, alors quelle est lune des principales sources de pollution de lair qui se répercute sur la faune et la flore, y compris les voitures dites "vertes", car pour fabriquer et entretenir des voitures "vertes", il faut aussi extraire des matières premières qui sont source de pollution, ainsi que par sa contribution au mitage du territoire, par la création et lentretien de routes, dautoroutes ou de voies daccès.

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